Muay Thaï

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Les origines exactes de cet art que nous appelons aujourd’hui Muay Thai sont plutôt obscures et imprécises. Les documents écrits qui relatent fidèlement de quelle manière et dans quelles conditions le muay s’est développé au fil des siècles sont d’une exceptionnelle rareté. L’étymologie du mot « muay », selon une école de pensée, est un dérivé du sanskrit « mavya » qui signifie « tirer pour regrouper », pour « unir », pour « faire un ». Cette théorie ne peut être rejetée cependant une explication – reprise par certains – veut que « muay » soit raisonnablement associé à l’action de « réunir » de créer un « lien ».
Le muay trouve ses origines dans un système de combat pragmatique dans lequel certaines parties du corps (tête, poings, coudes, genoux et pieds) font office d’armes à part entière, et ce indépendamment de l’utilisation d’armes à proprement parler, telles les épées, lances ou autres bâtons. Ce système de combat à mains nues était mis à profit sur le champ de bataille – à une époque où le combat d’homme à homme était la norme – et dans la vie civile : pour mettre la communauté à l’abri des brigands. Il se développa certainement sur la majeure partie du territoire de la péninsule indochinoise, et non seulement sur la surface que couvre la Thaïlande d’aujourd’hui.

 

 

Le lien entre le muay et les temples locaux serait presque aussi ancien que le muay lui-même. Quand le bouddhisme en provenance d’Inde – où il naquit – fut introduit dans la région, les habitants l’adoptèrent sans heurts, et même avec un certain enthousiasme. Le temple (wat) était situé au centre même de chaque village, au sens propre comme au sens figuré. En son sein vivait une communauté de moines, dont la plupart étaient des militaires ou haut-fonctionnaires à la retraite, des membres de la noblesse, bref des érudits qui avaient connu la réussite dans leur vie civile.
De nos jours, hommes et femmes, quels que soient leurs âge, race et religion, reconnaissent que le Muay Thai est une forme d’exercice physique et d’autodéfense extrêmement efficace, qui n’a rien à envier aux autres arts martiaux de renommée internationale et qui peut être pratiquée régulièrement. En tant que sport professionnel, le Muay Thai est soumis à un règlement identique quel que soit le lieu où vous pratiquez sur le globe ; et désormais le sport connaît un tel engouement sur notre planète que des championnats du monde sont organisés qui ne souffrent d’aucun complexe au regard de ceux organisés pour la boxe anglaise. En outre, le Muay Thai est devenu un sport amateur dans plus de cent pays. Cette même discipline, qui jadis était l’art militaire le plus prisé des rois est désormais un roi parmi les arts martiaux. L’équipement de base pour l’amateur de muay d’aujourd’hui comprend une paire de gants, une veste, un short, une coquille, des bandages, un protège-dents, un mongkon* (enlevé par le combattant une fois le rituel Wai Khru Ram Muay terminé et remplacé par le casque protecteur), le prajied*, les chevillères, coudières, le plastron et les protège-tibias.
Les amulettes ont toujours été une part essentielle de l’équipement du combattant de muay. Sacrés et hautement vénérés, ces objets doivent être conservés d’une manière digne de leur pouvoir quand ils ne sont pas utilisés. Cependant, tout pratiquant de Muay Thai doit utiliser un mongkon et un prajied.

 

 

*Prajied : morceau d’étoffe traditionnellement rouge et blanc, porté en ceinture autour du biceps lors du combat pour donner de la vigueur à son porteur et éloigner le danger. En pratique, un combattant de Muay Thai peut insérer tout ce à quoi il attribue une valeur mystique dans son prajied, dans son mongkon ou pirod : une mèche de cheveux appartenant à son père, par exemple ; ou encore un fil extrait du paa-tung (sarong) que portait sa mère quand elle l’a mis au monde. De même qu’il peut très bien porter un paa-prajied sur un bras et un gamrai pirod (voir ci-dessous) sur l’autre bras, le combattant peut également, à sa guise, porter un unique prajied, ou un prajied fin sur son bras fort et un prajied double ou épais sur son bras faible.

 

 

*Mongkon : petit bandeau qui se porte autour du crâne et qui est censé apporter gloire et protection au guerrier. Autrefois, les combattants siamois se nouaient une sorte de bandana autour du front pour partir en guerre. On pense que c’est de là que vient la tradition du khru muay décernant un mongkon à son disciple.



 

 

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